Rencontres à Madagascar à l'Institut des Jeunes Aveugles d'Antsirabé
Florence et Sylvain sont partis à la rencontre des jeunes DEFICIENTS VISUELS de l'Institut des aveugles d'ANTSIRABE à MADAGASCAR du 12 novembre au 21 décembre 2008, après plus d'un an de préparation. Un projet sur le thème des ACTIVITES PHYSIQUES ADAPTEES ; et plus particulièrement le VELO en TANDEM !

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Album photos Madagascar



Déjà 10 jours !

Et oui, nous sommes de retour au pays !

Cela fait maintenant 10 jours que nous avons retrouvés l'environnement que l'on connaît bien : famille, amis, montagnes, froid et neige en Décembre !  

Nous pensons régulièrement à ce que nous avons vécu à Mada. Nous avons aussi très souvent le souvenir de certains visages, de certains paysages et de certains moments inoubliables !

En cela, des choses qui nous semblaient naturelles avant nous interrogent ou nous choquent : nos courses dans le supermarché bondé de gens pressés, les prix en euros, la surconsommation, le grand nombre de voitures sur la route, l'absence de vaches sur la route, la tristesse des gens dans la rue, le petit nombre d'enfants qui marchent sur le trottoir, la chaleur de l'eau de la douche, l'épaisseur et la douceur du papier hygiénique, la grandeur de notre appart', l'épaisseur de notre matelas, le nombre modéré de femmes enceintes, l'eau potable en tournant le robinet, accès internet sur place, fromages et pain à chaque repas, tout ça.

 

 Nous commençons maintenant à rédiger le bilan. Nous préparons aussi un montage audio-vidéo-photos pour nos familles, l'AVH (Association Valentin Haüy) de Grenoble, l'association SAAAIS (Service d'Aide et d'Accompagnement pour l'Autonomie et l'Intégration Sociale) et la MCPA (Maison Cantonale de Personnes Agées) de Meylan. 

 

En espérant que vous ayez passé également de bonnes fêtes de fin d'année,

nous souhaitons à tous nos lecteurs français et malgaches (et autres !) 

une très Bonne Année 2009 et surtout une Bonne Santé !

Veloma !

 



Publié à 12:06, le jeudi 1 janvier 2009 dans 3. Au jour le jour, Cognin
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L'heure du départ

Salut !

 

Scoop

La table de showdown n’est pas terminée. Elle semble robuste et conforme aux tailles règlementaires. Il manque une couche de vernis et quelques finitions. Selon son constructeur, elle devrait être complète la semaine prochaine. Des élèves et des enseignants ont tout de même pu l’utiliser ; ils ne voulaient plus s’arrêter !

 

 

 

 

Sensibilisation des parents

Cette fin de semaine, les parents d’élèves étaient accueillis à l’institut pour une sensibilisation aux capacités de leurs enfants. Au programme : différents cours en salle, des démonstrations (pilage du riz, lessive, mobilité, orientation, showdown, etc.), des visites d’élèves qui « réussissent » (une élève intégrée en collège, et une visite de l’élevage de poules Naly). D’ailleurs la démo de showdown fut un véritable show ! Deux élèves qui avaient découverts l’activité la veille ont joués devant les parents avec beaucoup d’aisance. Ensuite, des parents se sont affrontés. Contrairement au deux élèves, ils ont été en grande difficulté auditive pour repérer le déplacement de la balle. La raquette passait souvent à coté de la balle. Sylvain a dû calmer la foule de parents enthousiasmés ! Dans cette situation, les parents étaient handicapés, les élèves non.

Les grands départs

Les élèves rentrent chez eux en ce moment. Certains partent loin : 15 heures ou plus de taxi-brousse. Ce matin, après avoir bouclé leurs valises, ils ont participé à un culte de Noël riche en chants et en poèmes. Puis, ils ont découvert leurs bulletins de notes en braille (+ une copie du bulletin en noir). Les jeunes qui suivent la formation professionnelle dans le village de campagne (Loharano) étaient aussi de la partie. Naly aussi était là. Le vendredi, elle vend à l’école des œufs de son élevage.
Après cette cérémonie, certains élèves, studieux, ont même rouvert leurs bagages pour y ajouter un ou deux livres en braille.
Et puis, il a bien fallu se dire « au revoir » ; avec un certain pincement au cœur. Nous rêvons déjà de pouvoir revenir ! Mais nous ne savons pas si cela se réalisera. Avec Jacqueline, Justin et Naly, ce temps de séparation nous a paru  b i e n  l o n g. Les premiers « au revoir » eurent lieux à 10 h, après la cérémonie. Un peu plus tard, tous les cinq, blaguant de choses et d’autres, attendions notre tour pour rencontrer le directeur (chacun pour des raisons différentes) ; un directeur toujours très occupé !
C’est aussi le temps de la séparation avec notre cher matériel : les deux tandems. C’est Mémé, l’éducateur et enseignant en mobilité et orientation, qui a la tache de l’entretien de ces deux vélos. On garde le tandem blanc jusqu’à demain, pour aller visiter le marché aux zébus dans la campagne voisine.


Quelques chiffres, la suite

1 poule pondeuse = 8000 Ar
1 rayon de roue arrière de tandem cassé ; du coté de la roue libre bien sûr ; de ce coté là c’est plus long à changer. Nous avons pu le remplacer tout à l’heure.

Quelques chiffres, petite devinette

Combien de poules peuvent tenir dans un panier, sur une surface d’un mètre carré ?

Réponse ci-dessous :

 

A deux, c’est mieux.

En ce moment, Florence est occupée sur un autre ordi. En effet, elle aura une excellente nouvelle à vous annoncer un peu plus bas. Alors, je lui dis : « Je signerai cet article de mon nom, car finalement, je l’écris seul ». Florence me répond : « Pourquoi ? Je pense comme toi ! ».
C’est beau l’amour ! Oui, nous nous disons régulièrement que nous avons beaucoup de chance d’être ici à Madagascar, tous les deux, en amoureux. Après plus d’un mois de vie commune 24h/24h je n’ai toujours pas de trace de griffures, Florence non plus. Nous partageons pleinement cette aventure dans une entente parfaite. Je suis vraiment désolé pour toi lecteur : 0 scène de ménage au compteur, nous n’avons rien à te raconter dans ce registre !

 

 

Mes émotions du moment sont ambiguës.

Je suis à la fois
triste de quitter les amis d’ici, triste de quitter la chaleur et les fruits de l’été, triste de quitter ce beau pays,
et impatient de retrouver la famille.

Heu, c’est pas fini. Il reste encore deux jours. Carpe diem.


@+


Sylvain

 

Salama à vous tous !


ça sent le départ !
Comme vous avez pu le comprendre, c’est le temps des aux-revoirs !
Notre séjour ici ne fut pas si long mais en 5 semaines, plus de 8h par jour à l’institut, nous avons eu le temps de nous attacher aux enfants et aux enseignants ! Tout à l’heure, à midi, après le départ de tous les enfants, la cour de récréation et les couloirs étaient bien vides ! Paradoxalement, j’ai été, d’abord, très contente de voir ces enfants préparant leurs bagages avec beaucoup d’excitation. Ensuite, j’ai été émue de voir certains parents très proches de leur enfant. Les élèves ont peu d’affection ici au centre ! Heureusement, il y a l’amitié !

Pour les enseignants aussi, il paraît que notre absence au centre va être « étrange » les premiers temps ! Ils avaient pris l’habitude de voir le tandem blanc contre l’arbre de l’entrée.

[Intervention de Sylvain : c’est très beau ce que tu dis là, Florence MAIS quelle est LA bonne nouvelle ?]

Alors, la bonne nouvelle, c’est :
Je suis admise à l’école de puéricultrices du CHU de Grenoble pour la rentrée de Janvier 2009 !
En effet, l’école m’a laissé un message vocal sur mon portable m’annonçant la bonne nouvelle ! Il y a eu de nombreux désistements sur la liste principale. Et malgré ma 28ème place sur la liste complémentaire, je suis reçue !
Après l’étonnement de cette dernière nouvelle, c’est la joie !

Veloma !

 



Publié à 04:29, le vendredi 19 décembre 2008 dans 3. Au jour le jour, Antsirabe
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Ino vaovao ? Quoi de neuf ?

Réponse aux questions

Guillaume, le frère de Florence.

Pouvez-vous nous parler un peu des magasins dans la ville ?
Il y a pleins de petits magasins en tous genres : épiceries, quincailleries, 2 boulangeries, etc.  On peut aussi acheter des tas de choses (rayons de grandes surfaces) le long des trottoirs! Pour que vous compreniez un peu mieux, voici quelques exemples : une dame vend des cacahuètes, un monsieur vend des piles, un autre cinq tas de quatre prunes, du petit bois, des bouteilles en plastique vides, des bonbons, du charbon, etc.
Pour les aliments, nous nous « ravitaillons » essentiellement au marché à côté de l’hôtel et à l’épicerie en bas de l’hôtel. Plus rarement, nous allons à « LA » grande surface de la ville.

Ici, un bel étalage de légumes !


Où en sont-ils côté nouvelles technologies ?
Ici, depuis quatre ans, presque tout le monde s’équipe de téléphones portables ! Même la fille qui vend des cacahuète possède un portable ! Sinon, le haut débit est très très rare ! Les cybers n’en sont pas équipés ! Les lecteurs DVD, la télé et la chaîne HIFI restent chers.

Cécé, une amie.
« et vous vous lavez comment ? dans un seau ? »
C’est le luxe à l’hôtel : y’a une douche sur le palier, avec même de temps en temps de l’eau chaude !


La visite d’Aurore à Antsirabe


Elle a été surprise par la propreté des rues. En effet, tôt le matin, les balayeuses travaillent dur. Elle a pu observer les séances d’Education Physique et Sportive, visiter les classes et les différents services de l’institut. Avec elle, jeudi, nous avons pu visiter l’école primaire publique du centre de rééducation motrice de Madagascar à Antsirabe. Cette école accueille des élèves à mobilité réduite pour une scolarité primaire. Elle accueille également des élèves déficients intellectuels. Sylvain voulait voir si cette école aurait la possibilité d’accueillir un stagiaire. Oui, c’est possible, car tout est possible à Madagascar. Seulement, ils n’ont pas de matériel de sport, pas de prof de sport, et pas de terrain à proximité. [La veille on est passé à l’institut des jeunes sourd d’Antsirabe, et là, il y a une intéressante possibilité de stage !].
Le séjour d’Aurore fut très court, mais riche en échanges !


EPHATA à Fianarantsoa

Vendredi, direction le Sud : Fianarantsoa. Départ prévu : 12 h. Seulement, un motard a percuté le véhicule de notre chauffeur qui venait nous chercher. Après de multiples faux départs : départ effectif : 16 h ! La route est belle ! La nuit tombe, les arbres aussi. Un fort vent a renversé quelques arbres sur la route ici et là. Nous sommes arrivés à l’unique centre école catholique de l’île rouge : EPHATA à 21 h. Un très bon matelas nous attendait, nous avons bien dormi comme des loirs !
Samedi matin, Aurore nous fait visiter les lieux. Le centre a été inauguré en 2005. Il accueille aujourd’hui 30 jeunes de 6 à 20 ans. Les bâtiments sont splendides et confortable. Les élèves disposent d’un matériel pédagogique abondant. Aurore a dispensé une séance de torr-ball avec les grands, pendant une heure. Elle a beaucoup discuté avec Sylvain des activités physiques adaptées qu’elle propose aux élèves. Ce fut une bien belle rencontre !

 


Aurore anime une séance de Torball

 

 


Florence et Aurore. Florence a trouvé un chapeau pour sa maman.

 

 

Cher Ralita, chez Ralita et sa famille

Ralita conduit un des quatre taxi-brousse entre Fianarantsoa et Isorana (30 km plus à l’Ouest). Il habite avec sa femme et ses sept enfants, dans ce beau et grand village de 2000 habitants. Nous avons reçu un accueil chaleureux et émouvant ! La cuisine de Saol, la femme de Ralita, est succulente. Chaque plat est un chef d’œuvre, chaque repas un festin. Hier matin, les enfants nous ont fait découvrir les collines voisines. On a découvert des dizaines d’espèces d’animaux et de plantes. Ce séjour sera un des meilleurs souvenirs du voyage !!!

 

 

 

 

 


 

Quelques chiffres en passant

1 euro = 2250 Ariary,
1 salaire minimum (conseillé, car il n’existe pas): environ 75 000 Ar/mois = 33 euros,
1 aller-retour Tananarive - Paris = 850 euros = 2 millions Ar,
1 nuit à l’hôtel, à partir de 10 000 Ar

1 kilo de bananes ou mangues ou litchis : environ 600 Ar,
1 kilo de riz au détail : 1100 Ar,
1 pizza = 8000 Ar,
125 g de fromage à lait pasteurisé du président = 6200 Ar (et c’est pas du Picodon AOC de Crest !)
1,5 L d’eau en bouteille : 1000 Ar,
1 bon pain 1200 Ar,

1 mn de connexion à Internet : 20 ou 30 Ar,
1 L de gasoil : 2530 Ar.

15 à 50 personnes dans un taxi brousse.
Environ 50 à 70 élèves dans une classe de collège.
0 crevaison avec les tandems depuis le début du séjour.

La suite des chiffres dans un prochain épisode ! Suspens !



Publié à 06:29, le lundi 15 décembre 2008 dans 3. Au jour le jour, Antsirabe
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Mafana be, Il fait très chaud!

 

Salama,


 

En réponse à la question d’Aline, la maman de Sylvain, « Vous nous avez parlé de ce que vous voyez, de ce que vous sentez, mais qu’entendez-vous ? »

Le matin, c’est le coq qui nous réveille dès 5 h. Il y a des coqs partout : beaucoup de malgaches aiment les combats de coq. Depuis notre lit toujours, on entend de beaux chants d’oiseaux de toutes sortes. A 5 h 45, c’est au tour de la cathédrale de se faire entendre : deux cloches différentes.
En chemin, nous retrouvons les pousse-pousses qui aguichent leurs clients au son d’une délicieuse petite clochette. Ils demandent en même temps : « pousse ? pousse ? non ? à tout à l’heure ? ». Quelques kékés (non, pas des Kévin Montalibet) ont équipé leurs carrosses de puissants moteurs et roulent à toute bombe, entre les piétons, les vélos, les charrettes à bras, les pousse-pousses, les cyclo-pousses, les mobylettes, et le tandem. Certains kékés écoutent même la musique à « donf » ; alors là c’est la grande classe !
Peu à peu s’éveillent les criquets et des sortes de cigales qui poussent un cri perçant ! Près des conifères, des nuages de « mouches à merde » viennent déguster nous ne savons quel nectar goûtu.
Et ce que l’on entend encore et encore : « Hey, la bicycleta ! », « Haaaaa, les deux vélos collés », « Hey, ny bicycleta double », ou encore « Bonjour vazah ».

 


6 h, Antsirabe s'éveille

 

 

Sensibilisation au tir à l’arc sans la vue

Vendredi soir nous sommes allé chez Christophe, le « prof’ de sport » du collège français d’Antsirabe. Il a mis en place l’activité tir à l’arc au collège, en cours, et avec l’association sportive le mercredi après-midi. Nous l’avons rencontré à notre arrivée ici. Nous lui avons parlé de notre projet ici. Il a tout de suite pensé qu’il y aurait quelque chose à faire avec les élèves de FOFAJA. Par exemple, ouvrir l’activité tir à l’arc du mercredi après-midi aux élèves. En effet, les élèves déficients visuels ont besoin de rencontrer d’autres jeunes, et le tir à l’arc permet un travail de posture très intéressant pour eux. Cependant, cela ne reste qu’un projet, car la mise en place demande encore de la réflexion et Christophe n’a pas encore d’arc adapté à la force d’élèves de primaire.
Donc, vendredi soir, nous avons découvert pour la première fois le tir à l’arc, pendant 30 minutes et avec les yeux bandés. Puis, après un retour à l’acuité progressif, nous avons pu faire quelques tirs avec la vue.
Florence : « J’ai bien supporté le fait de ne pas voir. Ça m’a bien fait réfléchir sur le ressenti que peuvent avoir les élèves de FOFAJA. J’ai eu des difficultés pour m’orienter et pour retrouver mes repères, d’un tir à l’autre. Si Christophe ne m’avait pas corrigé, j’aurais pu tirer dans la chambre des enfants !»
Sylvain : « Je suis d’accord ! »

 

 

Et au fait, on s’est fait un foot

...avec les enseignants mercredi dernier après les cours, c’était bien sympa. Florence a marqué un remarquable penalty !

 

La sortie du samedi

Hier, comme d’hab’ (vous allez encore dire qu’on fait les vieux routards), avec nos amis Naly, Justin, Jacqueline et le comptable de FOFAJA (Aina), nous avons sillonné les chemins de campagne. Notre itinéraire comprenait un joli chemin de terre rouge, avec des trous, toujours des petits trous des petits trous à éviter. Nous sommes devenus des pilotes ! On s’est arrêté près d’un lac, celui d’Andranobe. On a regardé les agriculteurs bêcher ; les pêcheurs, pêcher, des paysans attendre que leurs bêtes mangent, et aussi le reflet des arbres sur le lac, des petites fleurs violettes ici à là… c’était beau. Puis nous sommes parti pique-niquer au bord d’un deuxième lac : le lac d’Andrakibe. Ce lac serait habité par des créatures qui attrapent les jambes des nageurs et les entraînent au fond du lac.Les scientifiques parlent plutôt des algues qui peuplent le fond du lac… Et Justin nous raconte une autre légende. « Il était une fois, un homme qui ne savait pas quelle femme choisir parmi les deux qu’il avait. L’une était enceinte, l’autre non. Il décida de les défier. La première qui traverse en nageant sera son unique femme. Et les femmes se sont misent à l’eau et on nageait. Quand, tout à coup, la femme enceinte ressenti une vive douleur au ventre et supplia qu’on vienne à son secours, en criant « kibe, kibe ». ça veut dire ventre en malgache. Mais personne ne vint la sauver. Elle mourut. L’autre femme arriva jusqu’au bord. Mais l’homme ne l’homme ne la choisit pas pour autant, car il n’arrivait pas à se remettre de la mort de la femme enceinte. Depuis, ce lac s’appelle AndraKIBE ! ». Après le pique-nique, nos amis nous offrent une petite heure de chansons malgaches puis s’efforcent de les traduire. Au retour on s’offre un splendide point de vue sur Antsirabe en grimpant l’une des collines voisines. Grosse journée vélo, marche et partage ! Naly est la plus émue d’entre nous à notre séparation, c’était peut-être notre dernière escapade. Elle aimerait pouvoir échanger avec un(e) déficient(e) visuel(le) français(e).

 

 

Andry

Cette semaine, nous avons aussi fait la rencontre d’une collégienne déficiente visuelle, Andry, intégrée en classe de troisième, qui aimerait aussi pouvoir échanger avec un(e) français(e). D’ailleurs, les lettres en braille peuvent être envoyées gratuitement partout dans le monde, c’est un point de la déclaration des droits des personnes aveugles.

 

Côté « Sport », ça roule toujours

Par exemple, Vendredi, les CM2 ont eu une séance d’éducation physique et sportive studieuse, avec leur matériel pour écrire en braille. Par groupe, ils ont observé, calculé et noté leur fréquence cardiaque en fonction de l’intensité à laquelle ils ont couru… C’était une découverte pour eux.

 

Les élèves ont relevé leur fréquence cardiaques après des efforts d'intensité croissante.

 

 

Scoop

On vient de goûter à notre première glace. à la banane pour Florence et aux fruits de la passion pour Sylvain, un régal.

 

Veloma !




Publié à 03:07, le dimanche 7 décembre 2008 dans 3. Au jour le jour, Antsirabe
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En vrac

En réponse aux questions des lecteurs

Qu’est-ce que l’on mange ?

Chère Tante Annette, le matin, nous prenons dans notre chambre un petit déjeuner à la française : pain, confiture, thé, fruits.
Ce matin, il restait du riz d’hier soir. Sylvain s’est énervé ! oui-oui-oui ! c’est possible ! dans le reste du plat, il n’y avait pas que des grains de riz mais aussi 5 petits cailloux qui ne manquèrent pas de s’échouer contre les dents de ce malheureux. Il a l’impression que les cailloux préfèrent son assiette à celle de Florence !

Nous avons acheté une bouteille de gaz ; et nos hôtes nous prêtent le nécessaire technique : « brûleur », casseroles, assiettes, couverts… ça les fait beaucoup rire de nous voir cuisiner « à la malgache » ! la clientèle a plutôt l’habitude d’aller au resto. On goûte tout de même quelques bons plats malgaches au resto de temps en temps.

 

La santé ?

On s’en sort très bien, ma foi ! Après un court épisode liquide en début de semaine dernière, tout est rentré dans l’ordre ! Nous ne sommes pas plus dérangés par les moustiques.

Les odeurs ?

Un nez à Antsirabe peut reconnaître l’odeur du charbon de bois, utilisé le long des rues pour la cuisine. Ici, c’est ce qui coûte le moins cher pour faire cuire son repas. Mais aussi l’odeur des « diesels mal réglés » et les poubelles. Un nez à Antsirabe peut aussi sentir fréquemment la pluie arriver !!! toujours dans la rue, une odeur agréable, celle des plats malgaches qui cuisent ici et là.


Samedi dernier

Agréable balade au Sud-Est d’Antsirabe en tandem avec les mêmes copains que le samedi d’avant.
Les noms de ceux-ci pour les lecteurs assidus ?...
Réponse : deux enseignants, Justin et Jacqueline, et Naly, une ancienne élève de l’institut.
Nous avons rejoint Tsioury, une autre ancienne élève brillante, actuellement première de sa classe (de 50 élèves) en 5ème. Nous avons grimpé une petite montagne en tandem par une piste bien large et parsemée d’ornières. De là, nous avons partagé un pique-nique déballé du sac. Nous avons goûté à notre premier yaourt à Mada (sans dommage !). Face à nous, une belle vue sur la ville d’Antsirabe et ses environs. Rires et confidences rythment le repas.
Au retour, nous avons rendu visite à une ancienne élève qui est devenu épicière dans son village. Elle a pu faire un tour de tandem avec Justin, sous le regard émerveillé d’une cinquantaine d’enfants et adultes !
Nous avons rencontré la famille de Jacqueline brièvement en la raccompagnant. Partout où nous passons, nous sommes toujours très bien accueillis. On se sent quelquefois gênés.




Les séances d’Education Physique et Sportive (attention Sylvain tient à ce terme !)

Les élèves apprécient ces séances. Même si Sylvain fait des progrès en malgache, la barrière de la langue reste une difficulté. Pourtant, ce matin, la séance des CP2 s’est très bien déroulée alors que la maîtresse était absente.

Florence a d’ailleurs pris en charge cette classe de 13 élèves aujourd’hui. Pas facile d’enseigner une matière quand la barrière de la langue est là. Les élèves savent quelques mots de français et arrivent à le lire en braille. Ils ont pu continuer à s’exercer au calcul (soustraction, addition et multiplication) et à la lecture du français en braille. Florence est contente, elle sait au moins 13 prénoms sur les 64 élèves de l'école !!!



Echange en français avec le directeur

Certains soirs, nous restons après les cours pour discuter avec le directeur. Ceci lui permet de perfectionner son français.



Mora-mora

On nous avait prévenu : ici, c’est le pays du mora-mora, doucement-doucement ! on le constate chaque jour. Exemple concret : la table de Showdown traîne pour se construire ! Les matériaux sont là, la main d’œuvre est là. Ils la veulent cette table ! Pourtant, ça bouge mora-mora !
Vous connaissez le mora-mora de Sylvain ? et ben ici, c’est encore pire ! Et c’est dur pour nous de s’adapter à ce rythme !
La tortue, un symbole du mora-mora



Bienvenue à Aurore !

C’est avec grand plaisir que nous allons rencontrer Aurore la semaine prochaine. Elle nous a découvert grâce à ce blog ; elle est volontaire dans le centre pour aveugles de Fianarantsoa (200 kms au Sud d’Antsirabe). Elle aussi propose du sport aux élèves. Elle arrive mardi ou mercredi et nous repartirons avec elle vendredi direction : le centre pour aveugle EPHATA de Fianarantsoa. Nous sommes très impatients de la rencontrer ! Nous serions de retour à FOFAJA mardi 16 décembre.



Beaucoup de questions

Que de questions des enseignants et des élèves au sujet de notre vie en France ! Tous les jours, les thèmes se suivent : les rituels de la mort, le chômage, le salaire, le prix du riz, le prix d’une poule, le prix du tandem, le prix d’une chèvre, le mariage, la religion, la neige, la politique, etc.
Ils nous disent souvent que l’on a beaucoup de chance d’habiter en France. Les photos qu’on leur montre de notre vie en France et de ce beau pays (COCORICO) les séduisent. Pour eux, venir en France, reste un rêve !



Le service d’intégration scolaire des élèves

Nous avons suivi Rakoto jeudi dernier dans son travail de tous les jours. Celui-ci consisterait à suivre les élèves en intégration qui continuent leurs études au collège, au lycée et à l’université. Ce n’est pas une tâche facile ! De plus, ce service traduit en braille les sujets d’examens des établissements qui n’ont pas la possibilité de le faire.

Tsiory est en classe de cinquième. Elle prend ses cours en braille, à l'aide d'un poinçon et d'une tablette.

Ici, Tsoury est en classe de cinquième. Au premier trimestre de cette années, comme aux trimestres précédent, elle a eu la meilleure moyenne de sa classe. C'est la seule élève aveugle de ce collège. Elle prend ses cours en braille, à l'aide d'un poiçon et d'une tablette.

Echange interculturel franco-malgache ?

Avant notre départ, nous avons fait la rencontre d’une structure iséroise qui aide à l’intégration scolaire des élèves aveugles et mal-voyants. Cette structure serait très intéressée pour échanger avec FOFAJA. Nous en avons parlé aux enseignants et au directeur ; ils sont ravis d’un éventuel échange. Une réunion d’équipe aura lieu mercredi 10 décembre pour préciser les modalités d’échange.


Publié à 03:24, le mercredi 3 décembre 2008 dans 3. Au jour le jour, Antsirabe
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